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Le fort Napoléon

Le Fort Napoléon appelé à l’origine FORT LOUIS entre comme élément principal et essentiel avec le Fort Joséphine dans le système défensif proposé en 1856 par HAMELIN, Ministre de la marine et des colonies.

En effet, sur le morne Mire, le gouvernement de Louis XVI fait ériger en 1777 le Fort Louis qui sera achevé en 1779.

Il s’agit pour l’essentiel d’une enceinte de maçonnerie en mortier de terre grasse, pauvre en armement. Le Fort Louis n’était en somme qu’une grosse batterie.

Vers 1805, le Fort Louis devient le Fort Napoléon.

Le Fort Napoléon qui a conservé le nom attribué en 1805, a été édifié en deux temps, de 1845 à 1849, puis de 1857 à 1867.

Le Fort est un ouvrage édifié selon les principes de VAUBAN, c’est-à-dire qu’il épouse l’assiette du terrain et propose comme élément principal de défense un front bastionné.

Le Fort napoléon n’a jamais été utilisé à des fins militaires. Le Fort ferme ses portes au moment du départ de la garnison (1889) et du retrait de la compagnie de discipline (1890).

Entre 1940 et 1942, le Fort Napoléon revit sous les ordres du Capitaine SABINE.

SORIN, Gouverneur de la Guadeloupe, y fait interner une centaine d’italiens vivant en Guadeloupe et parmi eux Paul VALENTINO.

Le Fort Napoléon a été classé parmi les monuments historiques par arrêté ministériel du 15 décembre 1997.

L'îlet à Cabrit et le fort Joséphine

En 1777, un Fort est érigé sur le somment du morne de la pointe à sable, à l’Ilet à Cabrit. C’est le Fort de la Reine digne pendant du Fort Louis, à l’Anse Mire.

En 1788, une note parle d’une « redoute, le Fort de la Reine » dotée d’une citerne dont la capacité est évaluée à 104 barriques.

En l’an XIII, Fortin précise à propos de l’Ilet à Cabrit qu’il est occupé « par un Fort que l’on nomme maintenant le Fort Joséphine ».

En 1809, les anglais détruisent le Fort.

Après la restitution des Saintes à la France, la reconstruction du Fort est engagée. En 1840-1841, quelques travaux sont entrepris. Un baraquement sera construit en 1852. Elle sert en 1855 de maison de détention pour la colonie et sera ensuite aménagée en lazaret.

Mais en 1866, le Fort Joséphine fait partie de la liste des ouvrages dont la construction est supprimée.

Peu de temps après et sur le même emplacement sera construit le pénitencier.

Le lazaret

En 1866, l’Ilet à Cabrit a été le cœur administratif et militaire de l’archipel des Saintes.

D’après le médecin de PUYBERNEAU, médecin militaire à Terre de Haut en 1901 « le lazaret est bâti dans un vallon. Il se compose de plusieurs grands et beaux bâtiments, bien exposés, dont l’ensemble est très séduisant à la vue… » le terrain en est volcanique, sans marécages, ce qui fait du lazaret un établissement exceptionnel.

Le lazaret sera fermé.

Aujourd’hui, au milieu des carrés de sol de béton et de pierres volcaniques qui donnent une juste idée de l’étendue du lazaret. Reste intacte la citerne de 120 m3.

Le pénitencier

La loi de 1854 créa les pénitenciers français d’outre-mer.

Aux Saintes, l’Ilet à Cabrit est rapidement choisi comme lieu de détention.

Sur l’Ilet à Cabrit sont construit depuis 1866 deux établissements important : le pénitencier et le lazaret.

Le pénitencier est bâti sur l’emplacement de l’ancien Fort Joséphine.

Sur le pénitencier ne sont dirigés que les détenus condamnés à plus d’un an de prison, à la réclusion et aux travaux forcés ; ces derniers sont évacués sur Cayenne par convois, deux fois par an.

Le pénitencier de l’Ilet à Cabrit a été supprimé en 1902.

La tour de la vigie

Sur le sommet du morne de la Vigie, en 1843 est construite une tour modèle n°2.

En 1855, l’état général des bâtiments militaires rappelle au morne Vigie l’existence d’une tour n°2 ainsi qu’une caserne Aux-Deux-Mamelles (actuel château d’eau), qui servit surtout de lieu de convalescence.

Nous n’avons parlé que de la Vigie ; jamais du Chameau.

Ce nom-là n’apparaît qu’en 1939 dans la monographie de Bréta. Mais le mystère demeure quant à son origine.

La convalescence

L’état général du logement de 1855 signale dans un état récapitulatif la présence au morne Vigie, de la caserne des Deux-Mamelles qui a constamment servi de lieu de convalescence.

BRETA, dans sa monographie, consacre un paragraphe au sujet :

« La convalescence – 55 à 60 m3 (la citerne) à mi-chemin du chameau, construite en 1868 après une épidémie de fièvre jaune en 1867.

Le génie fit faire un simple barrage en mer, en bas du glacier naturel qui reste le flanc de la montagne, afin d’arrêter les eaux pluviales pour assurer l’alimentation de la troupe. »

Après le départ des disciplinaires, la population saintoise prendre l’habitude de venir puiser l’eau dans ce réservoir.

La batterie de la tête rouge

1869 - 1870 La batterie de la tête rouge a été édifiée sur une petite élévation volcanique (28 m).

Elle est essentiellement composée de deux faces maçonnées tournées vers la mer.

La première regardant la passe de la Baleine mesure 28 mètres de long et porte quatre pièces d’artillerie comme la seconde, longue de 34 mètres et orientée vers le Pain de Sucre le corps de garde, est prévue pour 40 hommes et équipée de caves contenant les approvisionnements de l’artillerie (2m40 de hauteur sous clé).

L’ensemble est complété par quatre magasins à poudre voûtes, deux sur chaque face, protégés par un massif d’un mètre de terre.

La batterie Caroline

Située au morne Morel pour assurer la défense de la baie de pont-pierre, elle se compose de magazins à poudre et d’un espace de tir pouvant accueillir 3 canons ou mortiers.

En 1805, FORTIN chef de bataillon du génie cite la redoute du Prince Joseph au morne Morel qui est en construction.

Pour compléter le système défensif des Saintes, d’autres batteries ont été construites :

  • La batterie de vieille anse à marigot
  • La batterie du bourg sur le morne en face de la maison bateau
  • La batterie de l’anse à cointre à pain de sucre

L'église

Située au morne Morel pour assurer la défense de la baie de pont-pierre, elle se compose de magazins à poudre et d’un espace de tir pouvant accueillir 3 canons ou mortiers.

En 1805, FORTIN chef de bataillon du génie cite la redoute du Prince Joseph au morne Morel qui est en construction.

Pour compléter le système défensif des Saintes, d’autres batteries ont été construites :

  • La batterie de vieille anse à marigot
  • La batterie du bourg sur le morne en face de la maison bateau
  • La batterie de l’anse à cointre à pain de sucre

Le cimetière

Dans le cimetière de grande anse, si cher aux cœurs des marins, les monuments funéraires des familles saintoises côtoient les petits monticules de terres décorés de conques de lambis où reposent des matelots français de la Royale.

Un monument dédié aux marins disparus en mer se dresse entouré de filaos. C’est ici que l’île se retrouve pour la veillée de la Toussaint, parmi les centaines de bougies qui scintillent sur les tombes dans la plus pure tradition antillaise.

A quelques pas de là, la plage de grande-Anse, offre son long ruban de sable doré.